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l’évolution des représentations de la place des femmes au travail et dans la société

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Florence ROCHEFORT part d’un constat historique : Les femmes ont toujours du batailler pour réclamer leur droit au travail, droit qu’on leur a toujours contesté, une rémanence d’une tradition proudhonienne propre à la France dont le fondement était l’hostilité au travail des femmes.

Depuis les années 70, le pourcentage de femmes actives n’a cessé d’augmenter. On est passé de 30% de femmes actives, dans les années 60 à 46% en 2007. Le taux de travail à temps plein des françaises est le plus élevé d’Europe et elles ne s’arrêtent pas de travailler après la naissance de leurs enfants. Par contre, des obstacles et des difficultés perdurent :

Concilier vie privée et vie professionnelle représente un effort considérable :

  • Le temps partiel est plus souvent subi que choisi
  • Les femmes sont plus diplômées que les hommes mais, elles sont moins bien payées : > 26% d’écart de salaire globalement entre hommes et femmes > 20% d’écart sur des professions similaires > 6% d’écart sur les mêmes postes > 7% d’écart entre les femmes ingénieurs débutantes et leurs homologues masculins.

Dans les années 2000, on voit une émergence de réseaux professionnels féminins. La mise en place d’une politique volontariste pour favoriser l’égalité professionnelle :

  • Campagne de mobilisation pour l’égalité des femmes sous Mitterrand.
  • Contraindre les entreprises à rendre des rapports et à promouvoir l’égalité professionnelle
  • Mise en place de quotas de 20% dans les conseils d’administration (pratique déclarée anticonstitutionnelle)

Aujourd’hui, l’accès des femmes au travail est en panne. Deux pistes seraient alors à explorer :

  • Une gestion fiscale où les deux travailleurs sont identifiés
  • Changer l’analyse économique en démontrant l’apport positif des femmes sur le plan économique : l’apport en cotisations sociales, la création de richesses et le dynamisme.

De plus, les femmes sont en charge de 80% des tâches ménagères et domestiques. Elles sont dans une conciliation permanente qui pourrait être porteuse de changement.

Aujourd’hui la parole s’est libérée. Les femmes se positionnent plus clairement comme des actrices économiques. Elles sont porteuses d’un modèle économique alternatif à celui de l’hyper productivisme.

Il existe également une aspiration des hommes à sortir du modèle traditionnel de la performance à tout prix. On a beaucoup parlé des nouveaux pères mais à l’heure actuelle cette tendance n’est pas mesurée statistiquement.

SOMMAIRE DU DOSSIER
I. Les Aides existantes dans les Finistère
II. l’évolution des représentations de la place des femmes au travail et dans la société - Florence Rochefort Chercheuse au CNRS
III. Témoignages de Mercédes Jacotot (l’Atelier de Mercé) et de Pascale Demontfaucon (Agrauxine), deux femmes chefs d’entreprises
IV. Table ronde : les constats chiffrés et genrés (Interventions CCI, Pépinière M.N. Chalaye, chercheuse UBO, SCOP Perfegal, CRESS, Région Bretagne)
V. Témoignages de Murielle Kermarrec (Diladou) et de Sophie Le Douarin (bookBeo)
_VI. Les solutions pour encourager et aider ces entreprises
VII. Synthèse

le 22 décembre 2008 par Gaëlle Vigouroux