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LA VENTE « EN LIGNE » : un développement remarquable !

Expérience d’une Chef d’Entreprise du Réseau Entreprendre Au Féminin

Echos de la Rencontre du 15 décembre 2005 à la Technopole Quimper-Cornouaille par Hélène BERRE, écrivaine publique

§ THEME de la Rencontre : le fort développement des sites de vente en ligne

l’exemple de la société Diladou, www.diladou.com

Historique : un coup de cœr

Murielle Kermarrec habite à Landerneau. En 1998, l’un des cadeaux de naissance de son fils lui semble remarquable : des chaussons souples australiens.
En 2001, elle lance l’association « Premiers Pas » pour promouvoir le concept de ces charmants chaussons souples en cuir, sorte de seconde peau qui préserve les meilleures sensations du pied nu, pour les 0 - 3 ans. En 2003 elle crée un site vitrine avec un catalogue classique de photos, pour de la vente par correspondance. Elle suit la formation de créatrice d’entreprise proposée par Entreprendre Au Féminin à Kerliver en 2004 et monte son enseigne commerciale Diladou en janvier 2005, en entreprise individuelle. Neuf mois plus tard, le bilan de l’évolution des ventes de chaussons est positif, elle a atteint son volume de vente, à la différence près que son prévisionnel était basé davantage sur les particuliers ; or, elle a bien plus vendu aux magasins (95 % en Novembre 2005).

Le projet du site : pour vivre de sa passion

Un constat : le site vitrine ne facilite pas l’achat. Seulement 2 % des ventes le sont effectivement via Internet. Il faut donc continuer à proposer le produit aux commerçants, une vitrine réelle est très porteuse (besoin du client de voir, de toucher, de sentir, de faire essayer)... et parallèlement proposer une véritable boutique en ligne. d’où la naissance de www.diladou.com boutique en ligne.

La création

Abergraphique, une société de Plabennec dirigée par Laurence et Frédéric Yasbek, qui regroupe graphiste et informaticien crée le site. Après une période de mise au point de la charte graphique, l’informaticienne réalise la programmation de la vente en ligne et propose à Murielle Kermarrec la gestion du stock et des factures sur l’interface administration.

Les avantages du site

La gestion du stock se fait sur le site, récapitulatif quotidien des ventes. On note une très grande souplesse d’utilisation, il est facile d’ajouter des produits, des photos, des tailles, etc.

Une assistance attentive à la Technopole :

Réponses et conseils de bon sens ont été apportés par les femmes suivant leurs domaines d’activités, export, transport-logistique, marketing, relation-client

  • Une démarche de protection juridique est en cours : pourquoi ne pas passer par une période de fiançailles (le terme est approprié) pendant une année, pour développer tranquillement le créneau, sans crainte de la concurrence ?
  • Capter l’internaute par l’originalité de la provenance du chausson : la Tasmanie.
  • Point positif à mettre encore plus en valeur : les avis des personnels médicaux, avec leurs identités.
  • Efficacité : la présence, sur chaque page du site, du numéro de téléphone.
  • Il faudrait pouvoir faire installer rapidement d’autres fonctionnalités sur le site : mailings à partir du fichier client, extraction de statistiques, etc.
  • Pour trouver de nouveaux clients, repérer les naissances dans les journaux... ou acheter des fichiers aux maternités.
  • Pas trop d’animations, pas de longueur pour charger : le site est d’accès agréable.
  • Pour créer un site marchand, on peut bénéficier d’aides via le FRAC (Fonds Régional d’Aide au Conseil, les conditions sont à vérifier auprès de la Chambre de Métiers).

§ Les sites de trois autres femmes

  • alguesdebretagne.fr : « c’est épouvantable » s’exclame Christine Le Tennier, constatant qu’il n’est pas du tout à jour. « Et il y a trop de texte ! » Conclusion : un site c’est bien si l’on s’en occupe. Elle envisage de prendre un sous-traitant pour cela.
  • gedezailes.com : Gaëlle Micout insiste sur la future (son site est en construction) mise à jour de son book de création graphique. Une accroche : la rubrique « coulisses » qui racontera les différentes étapes de l’élaboration d’un produit.
  • logiscap.com : Vonnick Tanguy a fait réaliser son site de gestion de stocks d’entrepôt par les Pages Jaunes, pour 700 €. Il est simple, clair et précis.
  • idées : pourquoi les sites professionnels des femmes d’Entreprendre Au Féminin ne se renverraient-il pas l’un vers l’autre par le biais des liens ? Cela permettrait aussi de développer l’esprit de mutualisation des compétences au sein du réseau ; par exemple, l’on pourrait imaginer une compétence de mise à jour de plusieurs sites marchands qui soit mutualisée entre plusieurs entreprises du réseaux.

§ La Biennale de l’Egalité,
les 3 et 4 février au Quartz

  • c’est un temps fort durant lequel Entreprendre Au Féminin doit promouvoir l’entrepreneuriat féminin... Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Christine Le Tennier rappelle que sur les 42 élus de la CCI de Quimper, on compte 4 femmes.
  • Michelle Jéquel précise le concept : la région Bretagne est une des rares en France à avoir un comité pour la parité. Sa volonté d’avancer rapidement dans ce domaine se traduit par l’organisation de cette première Biennale : conférences, espaces réservés, stands... A Entreprendre Au Féminin d’animer un stand attrayant !
  • Françoise Auffret signale qu’il est temps de passer à l’action, les délais sont courts.
  • Un groupe d’Entreprendre Au Féminin a déjà travaillé sur le sujet, autour de Christelle Le Pennec (avec notamment Françoise Auffret, Cathy Fagot, Gaëlle Micout, Véronique Istin). Un message commun a été dégagé : « Les femmes ont créé une nouvelle forme d’entrepreneuriat en conciliant leur temps de vie en accord avec les enfants et la famille »... dans lequel tout le monde ne se reconnaît pas forcément ! Serait-il trop tiède ? Trop général ? En tous cas il y a encore de quoi discuter sur le sujet...
  • Faut-il évoquer l’évolution de la femme au cours du XXe ? Ou donner des exemples divers de parcours de femmes ? Que veut-on exactement dire au public (problème de sa diversité : des scolaires aux politiques ...) ? Une idée est retenue : montrer du positif, donner envie aux jeunes filles d’aujourd’hui (cible privilégiée du discours) de se lancer.
  • Christine Le Tennier est encore plus convaincue depuis qu’elle est élue : « Il faut y aller ! On a un fonctionnement différent des hommes, voilà tout. »
  • Pourquoi pas un diaporama ? Une table ronde ? Un livret ? Un magazine ? Une affiche ? Un jeu, genre quizz interactif ? Cathy Fagot fait des propositions précises sur cet outil de communication qui ferait rester le public sur le stand... et gagner des lots des entreprises ?
  • l’élue Yvette Duval, conseillère générale, maire de Plouzané, pourrait-elle participer à une table ronde ? Avec quatre générations de femmes finistériennes ?
  • Mais... de quel budget dispose-t-on pour la Biennale ? A voir dès que possible avec Christelle Le Pennec qui proposera prochainement une date de réunion pour monter les actions.

§ Diverses informations

  • Comment gérer le stress professionnel ? Conférence avec l’association Courants Porteurs le 25 janvier à l’Isuga à Quimper. Béatrice Garcia, Membre du Réseau et spécialiste de la gestion du stress, interviendra. www.courants-porteurs.com
  • Pour les prochaines rencontres, il semble intéressant de tirer parti des expériences des femmes du réseau à travers une problématique rencontrée par l’une des Entreprises comme celle exposée ce 15 janvier.
  • La sportive Anne Quéméré viendrait évoquer l’estime de soi : comment mettre la barre très haut... et la rabaisser quand nécessaire, en tenant compte du quotidien ?
  • Exemple d’application de l’idée précédente : le jeudi 19 janvier, intervention de Karine Le Guil, de la Technopole Brest Iroise, sur le thème de l’événementiel. Pourquoi ne pas l’appliquer à quelqu’un qui veut mettre en valeur sa société ? Voir les vingt ans d’Algues en Bretagne ? Ou le lancement d’une agence immobilière au Faou ?
  • La CCI de Quimper, sous l’impulsion de Christine Le Tennier, met en place une formation spécifique de ses conseillers à la création d’entreprise (en lien avec Entreprendre Au Féminin). Ce sera la première du genre en France.

LA RENCONTRE s’EST DEROULEE EN DEUX TEMPS :

§ Un temps de convivialité De l’avis général, « l’Océan des Saveurs », au Moulin du Pont, est une bonne adresse, déjeuner chaleureux.

§ Un temps de travail à la Technopole de Quimper-Cornouaille Nous sommes 17, dont plusieurs nouvelles, plus Mickaël Charles à la technique : Françoise Auffret, Hélène Berre, Pascale Boutelant, Violaine Dejoie-Robin, Cathy Fagot, Béatrice Garcia, Ana Goalabre, Véronique Istin, Michelle Jéquel, Murielle Kermarec, Béatrice Le Tennier, Christine Le Tennier, Marie Loupot, Gaëlle Micout, Régine Pinvidic, Geneviève Tanguy, Vonnick Tanguy.
Malgré leur grand intérêt. 16 autres femmes n’ont pas pu participer à cette rencontre.

Prochaines rencontres :
jeudi 19 janvier, jeudi 23 février, jeudi 23 mars.

Contacts  :

  • Gaëlle Vigouroux : 02.98.17.00.62

le 21 décembre 2005 par Michelle JEQUEL