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Une coordination avec la recherche en Bretagne

Le CIAPHS, Centre Interdisciplinaire d’Analyse des Processus Humains et Sociaux, rassemble des chercheurs des universités de Rennes 1, de Rennes 2 et de l’Institut d’Etudes Politiques. Il vient de décider de creuser un front de recherche sur les activités portées par les femmes, très intéressé par l’opportunité que lui offre B.NEW pour se confronter à l’action des acteurs de terrain, associations comme Entreprendre Au Féminin, technopoles ou collectivités comme les Conseils généraux des Côtes d’Armor et du Finistère.

Le 5 juin, le CIAPHS a organisé un séminaire pour lancer les échanges et cadrer les recherches à mener. Il a rassemblé à Rennes 21 personnes, 7 représentant le projet B.NEW et 14 universitaires. La vocation du projet a abouti à une représentation très féminine : il y avait 16 femmes pour 5 hommes.

Entreprendre Au Féminin a présenté ses objectifs et ses modes d’intervention, que les chercheurs présents ont analysé à la lumière de leurs références théoriques et de terrain. Il en ressort par exemple que l’on peut interpréter le besoin d’accompagnement spécifique sous l’angle de la prise en compte des inégalités auxquelles sont confrontées les femmes en démarche de création d’entreprise. Sans doute plus que susciter de nouvelles vocation dans l’absolu, il importe de sécuriser le passage à l’action, notablement plus faible chez les femmes que chez les hommes qui « ont une idée ».

Pourtant, l’expérience d’Entreprendre Au Féminin montre un taux de survie des entreprises crées par ses membres qui s’élève à 72 % au bout de 5 ans contre 56 % en moyenne régionale. La prise en compte de motivations spécifiques, articulation des temps de vie, indépendance, réalisation de soi, est essentielle.

Virginie Fontier, en deuxième année de doctorat à l’Université de Bretagne Occidentale, a présenté l’état de ses questionnements sur les Coopératives d’Activités et d’Emplois, et plus largement l’Economie Sociale et Solidaire, en tant que milieu favorable pour susciter l’entreprenariat des femmes. Elle va désormais mener des enquêtes en Bretagne auprès des acteurs.

Cette première rencontre montre d’ores et déjà le parti que l’on peut tirer des échanges entre chercheurs, accompagnateurs de projet et collectivités mettant en œvre des politiques publiques. l’accompagnement à la transgression, comme une chercheuse a résumé l’ambition du projet, appelle que la question soit traitée, socialement et politiquement, comme un acte économique, alors qu’elle reste aujourd’hui souvent cantonnée dans le registre des actions sociales.

http://www.entreprendre-au-feminin.net/

le 17 juillet 2012 par Gaëlle Vigouroux